L’ORIGINE de l’ECOLE à l’HOPITAL

L’ECOLE DES ENFANTS ET DES ADOLESCENTS HOSPITALISES : l’EEAH

En 1952 un médecin, sensibilisé à la problématique des longues déscolarisations (parfois plusieurs années) liées aux pathologies lourdes comme la poliomyélite, la tuberculose, les malformations congénitales (pieds bots, spina-bifida …), sollicita de l’Education Nationale l’envoi d’un enseignant d’école primaire. En 1959, les bienfaits pour les jeunes patients de l’école à l’hôpital ayant fait leurs preuves, 3 institutrices furent détachées à temps plein sur l’hôpital Purpan.

Au milieu des années 70, cette école particulière s’était enrichie de plusieurs enseignants du primaire et l’évolution des prises en charges (davantage de patients adolescents, besoins scolaires modifiés avec le collège pour tous) fit apparaître le besoin d’enseignants du secondaire. Un professeur d’Anglais et un autre de mathématiques furent détachés à temps plein sur la structure vers 1975.

Il a fallu attendre les années 2000 pour que petit à petit les enseignants du 2d degré viennent étoffer l’équipe existante pour atteindre celle d’aujourd’hui de 23 enseignants.

L’école a pour objectif d’être un point de repère pour l’enfant, elle permet d’atténuer les effets de l’hospitalisation, de maintenir le lien avec l’école d’origine et la vie à l’extérieur.

Enseigner à l’hôpital, ce n’est pas un objectif. Le but est de faciliter la réintégration de l’enfant à l’école d’origine.

Le rôle de l’enseignant à hôpital est de promouvoir les activités d’apprentissage les plus adaptées à l’enfant malade et de créer une situation de continuité avec l’établissement scolaire d’origine. L’enseignant est chargé de soutenir et de développer des activités adaptées qui contribuent à la connaissance et la satisfaction des besoins intellectuels, psychologiques, sociaux, moraux et affectifs de chaque enfant hospitalisé. Chaque besoin étant particulier et unique.

Son action doit être anticipative et préventive. Il anticipe les effets négatifs pouvant surgir du vécu et des circonstances (abandon des tâches scolaires, échec, inadaptation, peurs, phobies, angoisse, dépression, stress). Son intervention doit être compensatoire et/ou complémentaire.

De plus en plus sollicités par les médecins, les enseignants s’inscrivent dans une démarche pluridisciplinaire visant à harmoniser soins et enseignement afin d’optimiser l’insertion sociale et scolaire des jeunes malades.

L’enseignant des services hospitaliers est par nature l’interlocuteur privilégié des familles et des soignants pour tout ce qui touche à la sphère de la scolarité.

Il est aussi un partenaire dans le cadre des activités culturelles organisées dans l’hôpital.

N’oublions pas notre dispositif de Service d’Assistance Pédagogique à Domicile (SAPAD) qui n’a plus à faire la preuve de sa pertinence. En effet il est une aide primordiale pour tous ceux et celles qui l’utilisent. Ce dispositif permet :

  • La reprise de la scolarité sans avoir accumulé de retard.
  • La préservation du lien avec les apprentissages.
  • De rendre possible la passation des examens de fin d’année et/ou le passage dans la classe supérieure.
  • L’efficacité et le dévouement des enseignants missionnés.
  • L’équilibre de leurs enfants.

La Mairie de Toulouse, l’association l’APECO (Association de parents d’enfants cancéreux d’Occitanie ) et l’association « CONSTANCE LA PETITE GUERRIERE ASTRONAUTE », soutiennent la scolarisation de nos élèves-patients en prenant en charge de nombreuses dépenses telles que l’installation d’une classe au sein du service d’hémato-oncologie du service pédiatrique, l’achat de matériel pédagogique et scolaire ou de matériel informatique. Néanmoins cela ne suffit pas, ainsi l’association « CARTABLE et SPARADRAP » créée en novembre 2006 par les enseignants de l’EEAH, participe à son fonctionnement. Elle a pour objectif elle aussi, l’amélioration des conditions de scolarisation des élèves hospitalisés, ou en convalescence à domicile. Elle participe en particulier au financement de matériel pédagogique, d’équipements informatiques, de sorties scolaires et de livres.

décembre 20, 2019